La mécanique des salons professionnels, expliquée depuis l'envers du stand

Côté stand

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Signalétique et visuels du stand

Un visiteur décide en quelques secondes, depuis l'allée, s'il s'approche. Ce qu'il voit à cette distance n'est pas le produit mais l'enseigne et les visuels. Ils se conçoivent pour être lus de loin, pas pour être admirés de près.

Le visuel de stand est un objet particulier : il est vu en mouvement, de biais, à plusieurs mètres, par des personnes qui ne le cherchent pas. Les règles qui le régissent sont celles de l'affiche, pas celles de la brochure. Cette page traite de ce qui se lit, des supports disponibles et des fichiers à préparer.

Ce qui se lit à distance

À cinq ou dix mètres, un visiteur lit un nom, un mot ou une phrase courte, et une image. Il ne lit pas un paragraphe, une liste d'avantages ni un logo de petite taille. La hiérarchie qui fonctionne est simple : le nom de l'exposant en haut, à hauteur de lecture au-dessus des têtes ; un message court qui dit ce que l'on fait ou ce que l'on présente ; une image ou un produit qui l'illustre. Tout le reste, les détails techniques, les références clients, se place à hauteur de lecture rapprochée, pour le visiteur qui s'est déjà arrêté.

Le message court est le plus difficile à écrire et le plus utile. Il répond à la question que se pose le visiteur en passant : est-ce pour moi. Un message qui reprend le nom du produit ne répond à rien ; un message qui nomme le problème résolu répond.

L'enseigne

Sur un stand équipé, l'installateur général fournit une enseigne standard avec le nom de l'exposant tel qu'il figure sur le contrat, dans une typographie unique pour tout le hall. Elle se remplace ou se complète par une enseigne personnalisée, à commander ou à apporter, dans les limites de hauteur du règlement d'architecture. Sur un stand sur mesure, l'enseigne fait partie de la conception.

La position de l'enseigne compte autant que sa taille. Une enseigne sur la cloison de fond d'un stand linéaire n'est visible que de face ; une enseigne en drapeau, perpendiculaire à l'allée, ou en haut d'une structure d'angle, est visible depuis l'allée dans les deux sens. Ce qui est autorisé dépend du règlement du salon, et parfois de l'accord du voisin.

Les supports

Le visuel de cloison est une impression sur panneau rigide, sur adhésif ou sur toile tendue, aux dimensions exactes des cloisons du stand. Les dimensions des cloisons de l'installateur général figurent dans le dossier technique, et les visuels doivent être préparés à ces cotes, avec les fonds perdus demandés.

Le kakémono ou roll-up est une bannière autoportante que l'exposant apporte et pose lui-même. Il est réutilisable, transportable et bon marché ; il est aussi le support le plus commun des halls, et un stand qui n'a que des roll-ups ressemble à tous les autres.

La bâche ou la toile suspendue sert pour les grands formats et les hauteurs, sur les stands qui ont le droit d'accrocher au plafond du hall. La suspension est une prestation du parc, à commander.

L'écran diffuse des images animées ou une présentation. Il attire l'œil, mais un écran qui passe une vidéo institutionnelle en boucle est ignoré au bout de la première journée. Un écran qui montre le produit en fonctionnement, ou une démonstration à heure fixe, sert à quelque chose.

Les fichiers

L'imprimeur, ou l'installateur général quand il propose l'impression, demande des fichiers vectoriels ou des images en haute résolution, en mode colorimétrique CMJN, aux dimensions réelles ou à une échelle indiquée, avec fonds perdus et sans éléments importants près des bords. Un logo fourni en petite image tirée d'un site web sort pixelisé sur deux mètres de haut, et l'imprimeur le signale rarement avant d'imprimer. Le lexique reprend les termes que l'on rencontre dans ces échanges. Les fichiers se préparent avec la charte de l'entreprise et se valident sur une épreuve avant impression, ce qui suppose de ne pas envoyer les fichiers la veille de la date limite.

Le classement au feu

Les visuels sont des matériaux du stand et, comme tels, ils relèvent du règlement de sécurité. Les toiles, tissus et panneaux doivent présenter le classement au feu demandé, et l'imprimeur doit pouvoir fournir le procès-verbal correspondant. C'est un point à préciser à la commande, parce qu'un support non classé se voit au montage, quand il est trop tard pour le refaire.

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