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Les objets publicitaires
L'objet publicitaire est le poste le plus discuté et le moins important du budget. Il ne fait pas venir un visiteur. Il peut, au mieux, rappeler une conversation qui a eu lieu.
Les allées d'un salon se remplissent de sacs contenant des stylos, des carnets et des bonbons, et les poubelles du parc se remplissent des mêmes objets le soir. Cette page traite de ce qui distingue un objet conservé d'un objet jeté, et de la place de la documentation imprimée.
À quoi sert un objet
Un objet publicitaire sert à deux choses. Il donne une raison de s'approcher du stand, ce que fait n'importe quel objet gratuit, et il rappelle l'exposant après le salon, ce que ne fait qu'un objet conservé et utilisé. La seconde fonction est la seule qui vaille la dépense, et elle dépend de l'utilité de l'objet dans le quotidien de la personne qui le reçoit, pas de sa valeur.
Un objet lié au produit, ou au métier du visiteur, est conservé ; un objet générique avec un logo est jeté avec les autres objets génériques. Un exposant qui vend des solutions de mesure et offre une règle n'a pas besoin de réfléchir plus loin.
Distribuer ou donner
Un objet posé en tas à l'entrée du stand est pris par tout le monde et ne déclenche rien. Un objet remis à la fin d'une conversation, par la personne qui l'a menée, devient un marqueur de cette conversation. La différence ne tient pas à l'objet mais au moment. Beaucoup d'exposants gardent donc deux niveaux : un objet simple en libre-service pour l'attraction, et un objet plus utile réservé aux contacts qualifiés.
La distribution est limitée à la surface du stand : les règlements de salon interdisent de distribuer dans les allées, et l'organisateur le fait respecter.
Ce qui finit à la poubelle
Trois catégories d'objets sont jetées avant même la sortie du hall : ce qui est lourd ou encombrant à transporter dans un sac, ce qui est fragile, et ce qui est comestible et médiocre. Un visiteur qui parcourt un salon sur une journée entière allège son sac plusieurs fois. L'objet qui survit est petit, léger, solide et utile.
La documentation imprimée
Le catalogue produit, la brochure et la fiche technique posent la même question : seront-ils lus. La plupart des brochures prises sur un stand sont jetées à l'hôtel ou au bureau, sans avoir été ouvertes. Deux pratiques réduisent la perte. Ne remettre la documentation qu'aux visiteurs qui l'ont demandée, après une conversation, et proposer l'envoi par courriel plutôt que la remise, ce qui donne une raison de récupérer l'adresse et un premier message pour l'après-salon.
Une fiche recto d'une page, avec le message du stand, le produit présenté et un contact, coûte peu, se transporte, et suffit à la majorité des visiteurs. Le catalogue complet s'envoie.
Les quantités et le stock
Les quantités se calculent sur le nombre de conversations attendues, pas sur la fréquentation annoncée du salon. Le stock se stocke dans la réserve du stand, pas dans les allées, et ce qui reste se rapporte : les objets abandonnés sur le stand au démontage sont évacués par le parc, et parfois facturés comme déchets.
Le coût réel
L'objet publicitaire est un poste modeste du budget, mais il se cumule avec le transport, le stockage et le temps passé à le choisir et à le commander, avec des délais de fabrication et de marquage qui se comptent en semaines. Un objet commandé tard arrive après le salon. Le rétroplanning lui donne sa date.
Côté stand Les objets publicitaires